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 La providance la plaça sur ma route...

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Ombre nocturne

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MessageSujet: La providance la plaça sur ma route...   Jeu 22 Nov - 4:26

Je volais dans les rues de Londres à la recherche d'une victime de laquelle me repaître, mes ailes de chauve-souris s'agitaient et peu de gens étaient encore dehors à cette heure avancée de la nuit, alors que je survolai le centre-ville, une odeur de sang voluptueux m'interpella. L'odeur était faible, mais presque irrésistible, c'était le parfum musqué d'une fille de joie des bas-fonds de Londres, c'était la providence qui l'avait placée là, qui se soucierait de sa disparition, de sa mort? Je me décidai donc, après des jours et des jours d'abstinence et puis ces sorciers m'avaient ouvert l'appétit. Elle représentai à mes yeux le gibier rôti en plein hiver, le vin nouveau, les pommes fraichement cueillies, l'eau limpide d'un torrent par jour de grosse chaleur. L'envie que j'en avais était à la fois plus vive et plus simple. J'attéris donc non loin d'elle, dans l'ombre d'une ruelle et me métamorphosa en ma forme humainement vampirique... Je m'approchai d'elle, et entamai la conversation, la charmai... Après l'avoir suivie dans un coin reculé, les choses se précipitèrent, je l'attrapai aussitôt, ce fut enfantin, en un clin d'oeil, elle fut entre mes bras, aussi vulnérable qu'un homme au beau milieu du désert sans quoi que ce soit à boire...Un fouillis de pensées se bousculaient dans sa tête, j'en percevais chaque signe, mais elle ne put se résoudre à rien pour tenter de se sauver. Brusquement ses beaux yeux cessèrent d'être les portes de son âme, et n'étaient plus que deux globes gélatineux dont la couleur me faisait saliver. Son corps n'était plus qu'une bouchée bien chaude de chair et de sang qui se tortillait entre mes mains et que je devais consommer à tout prix. J'approchai son cou de mes lèvres, déchirai l'artère qui faisait saillie. Le sang me jaillit jusqu'au palais. Je poussai un petit cri en écrasant cette déesse contre moi. Son sang était des plus voluptueux qu'il m'eut été souvenir de goûter, mais peut être était-ce dû à ma longue inactivité. La douce mélopée de son corps se vidant de toute vie, imisca en moi une énergie nouvelle, je me sentis plus fort encore et plus vivant que jamais. Je la laissai là, gisant sur le sol froid et humide de ce coin reculé où elle m'avait mené. La police tarderait avant de découvrir son cadavre, le jour se lèverai bientôt, il me fallait rentrer m'abriter de la lumière brûlante du soleil. Je la quittai donc là, sans vie, sans même avoir connu son prénom, mieux valait ne pas la connaître, j'aurais pu regretter de la tuer si j'en avais su plus sur elle...
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